Abattre un arbre chez soi : corvée d’automne ou délit ? Les 3 vérifications à faire avant de sortir la tronçonneuse
-Abattre un arbre chez soi : et si c’était un délit ? L’automne est la saison des coupes.
Mais avant de sortir la tronçonneuse, trois vérifications s’imposent.
1️⃣ L’arbre est-il protégé par le PLU ? En espace boisé classé, ou s’il est identifié comme arbre remarquable, une déclaration préalable est obligatoire. Sans elle : de 1 200 € à 300 000 € d’amende (art. L. 480-4 du Code de l’urbanisme).
2️⃣ Abrite-t-il une espèce protégée ? Un nid, un gîte de chauves-souris… Détruire une espèce protégée ou son habitat, c’est jusqu’à 3 ans de prison et 150 000 € d’amende (art. L. 415-3 du Code de l’environnement). La Cour de cassation vient de le rappeler (Crim., 19 mai 2026) : être propriétaire ne dispense de rien.
3️⃣ Que peut exiger le voisin ? 2 mètres de distance pour un arbre de plus de 2 m de haut, élagage des branches qui dépassent… et en copropriété, c’est l’assemblée générale qui décide.
Bonne nouvelle : l’automne et l’hiver sont précisément la période où l’on peut couper sans déranger la nidification.
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